une année en Gironde – 6

Notre horaire en France est déjà organisé jusqu’à la mi-septembre! Nous sommes fous. Pardon, je suis folle.

Je me suis fixé quelques objectifs lors de cette année en Gironde : m’occuper des enfants et me rapprocher de fille #3 qui a tendance à pousser toute seule et à se faire oublier (mais ça, j’aurais pu le faire à Mtl), écrire et nous promener. J’écris NOUS, parce que traditionnellement, je développe les idées et les projets et la famille suit. A priori, nous partons ainsi en Italie au mois d’août, invités dans la maison de famille de notre hôtesse de Brooklyn. J’aimerais aussi nous balader à Barcelone, à Londres, à Amsterdam, à Essaouira (Maroc), à Hammamet (Tunisie). Mine de rien, nous avons juste un an, et pour le moment très peu – voire pas – de moyens, ce qui risque fort de limiter les déplacements à notre région à découvrir; d’autant que la liste des potentiels invités s’allonge quotidiennement.

Je veux aussi écrire… le plus possible. J’ai créé ce blogue en partie pour cette raison. Le synopsis de mon deuxième roman est largement avancé – actuellement, j’ai presque tout en tête, il me reste à passer à l’acte et à affronter le premier écran vide. Et je vais suivre des cours. Oui. J’écris depuis près de 25 ans, mais je me suis inscrite à des stages d’écriture dans une école spécialisée, qui s’adresse aux amateurs et aux professionnels. Lors de sessions de 24h à plusieurs jours, pratiquement tous les thèmes imaginables sont proposés : roman, nouvelle, nouvelle d’une page, biographie, voyage, etc. Je participe donc à un premier séminaire dès notre arrivée « Initiation au roman » – si ça se trouve, je vais ré-écrire le premier! Pour enchaîner probablement avec une initiation à la scénarisation fin octobre. Un autre de mes dadas, ça. En fait, depuis que j’ai lu un certain roman que j’ai toujours imaginé en film. C’était il y a… 23 ans!

J’ai la tête dure et une bonne dose d’humilité pour retourner sur les bancs d’école avec plus de 20 ans d’expérience dans la besace. D’autant que ce n’est pas comme si je n’avais pas varié les thèmes et les supports d’écriture. Journalisme pur et dur, critiques artistiques, entrevue de personnalités, dossiers et communiqués de presse, sites web, édition de magazine, textes promotionnels, et j’en passe. Quand aux sujets, je peux me vanter d’avoir interviewé le chanteur Prince et parlé de planchers de cuisine, rédigé un article sur l’épilation intégrale et sur les échanges commerciaux entre le Québec et le Sénégal. Nommez-les, j’ai écrit un jour dessus!

Ici, au Québec – en Amérique du nord, en fait – on peut suivre des cours d’écriture (rédaction, création littéraire, etc.) à l’université. En France, les seuls cours dans les facultés de littérature s’intéressent aux écrits… des autres. On n’apprend pas à écrire. Ou alors, on fait Hypokhâgne puis l’École Normale Sup. Amis Québécois, vous devez vous demander de quoi je parle. Hypokhâgne – rien que l’écrire, c’est compliqué – est une formation prestigieuse à laquelle les étudiants s’inscrivent après le Bacc. français (équivalent DEC) afin de « développer un jugement critique personnel et argumenté et plus généralement être en mesure de réfléchir efficacement sur le monde contemporain. » Oui, madame. Si ça vous forme pas une élite, ça?

Autre culture.

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Une réflexion au sujet de « une année en Gironde – 6 »

  1. Bonjour Pascale, je n’ai pas encore lu ton chapitre, mais je te trouve très courageuse: création, enfants, couple, dépaysement, chum… ouf, tu m’épates!

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