une année en Gironde – 17 la plage

      C’est à Biscarosse qu’à l’initiative de Margaux (enfin guérie), nous avons « testé » la plage girondine. D’ailleurs, elle n’est plus girondine mais landaise à cette hauteur. Biscarosse est au sud du bassin d’Arcachon, assez loin de Bordeaux finalement, mais à 1h30 environ de chez nous. Pour y parvenir, on prend tout plein de petites routes qui traversent les plantations de pins. Comme dit Lumi, on voit qu’ils ont été plantés vus qu’ils sont alignés vraiment avec précision.

De longues lignes droites donc, parfois un virage. Le Naou sur lequel on passe. Puis des chênes, des collines. Il y a tellement de camions sur la route. D’énormes bêtes couvertes de montagnes de troncs de pins. Le premier qui voyait la mer avait droit à une crème glacée… Mais finalement, on arrive d’abord au village de Biscarosse avant de se rendre, 10 km plus loin, à la station balnéaire.

Trouver un stationnement, c’est du sport. On a tourné pas mal. Fred a réussi à glisser la voiture entre un panneau et une auto, dans une place de poche, avec 2 cm devant, et 1/2 cm derrière. Va savoir pourquoi, je lui ai passé le volant! Évidemment, deux minutes plus tard, on trouve un autre emplacement, à l’ombre de surcroit. Et hop, changement de place.

La plage est immense, toute en sable jaune, la mer semble monter. Elle est calme. Seules quelques vagues en bordure de rivage animent le tout. À la descente de la digue, il y a du monde, beaucoup de monde. Alors nous nous poussons sur la droite. Tiens, il n’y a plus personne. C’est louche, On aurait du se douter qu’il y avait un hic. Et oui, nous sommes dans le spot des surfeurs. Se prendre une planche dans la tronche quand on barbote, c’est moyen. Mais heureusement, au début, les vagues sont assez éloignées. Ils attendent, tels des Brice de Nice en puissance, assis sur l’eau. Personnellement, j’adore quand ils se lancent à 20 de front, chacun éloigné de l’autre de quelques centimètres. S’ils ne surfent pas dans le même sens, ils se plantent l’un dans l’autre assez rapidement. Ça m’a beaucoup amusée. Au moins autant que la pirogue hawaïenne conduite par une équipe de jeunes qui avaient vraiment l’air de s’éclater. Ils parvenaient à faire glisser l’embarcation entre quelques éclats de rire, les plus petits surfant debout sur le ballant. Aussi vu en Californie (à San Diego) et au Maroc l’automne dernier, les longues planches sur lesquelles se tient debout un pagayeur, tel un gondolier. Je ne suis pas encore convaincue de l’intérêt, mais ça semble amusant. Ça doit avoir un nom cette chose?

J’avais oublié les seins nus. Il n’en reste plus tellement au fait. Quelques jeunes aux lolos démesurés que j’ai baptisé 3 Go, pour bonnets triple G, et plusieurs vieilles comme moi (je parle d’âge ici, pas de topless). Comme ailleurs en général, les gens font plutôt la gueule. Ça me scie. Fred a dit un jour, ils ne sourient pas, parce qu’ils n’ont pas appris. C’est affligeant, ils sont en vacances, il fait beau, joyeusement chaud – bon d’accord, l’eau est fraîche, tendance très très fraîche – et ils tirent une tronche de trois pieds de long. C’est désolant. À part ça, il y a pas mal de six packs aux corps de rêve; Margaux se dévisse la tête.

Après quatre heures à regarder et commenter, nous baigner et brûler, nous sommes repartis. Grâce à la persévérance et la bonne humeur contagieuse de Margaux, Elia a surmonté sa peur des vagues contractée à Cape Cod l’an passé. On a bien rigolé. Et oui, nous avons frappé un embouteillage. Quelle horreur. Un arrêt au supermarché pour acheter de l’eau, et voilà, plus de bouchon. À quelques kilomètres de la maison, dans le coin de Lucmau, nous avons croisé des chevreuils, certains tout jeunes – avec leurs tâches blanches. En fait, ils ont traversé la route risquant nos pneus. J’ai failli frapper le troisième troupeau (de deux) et m’en suis tirée avec une certaine frousse et l’appréhension de dépasser le 40 km/h.

Après cette journée intense – heureusement nous n’avions pas emmené le chien, même si on en a vu trois sur la plage – nous avons terminé au Maquignon, notre resto adoptif à Bazas, à la demande d’Elia. C’était beau/bon/pas cher, comme d’hab’ et nous avons fait la connaissance d’un des patrons (le seul?) amoureux fou de Madagascar et de vieux meubles rustiques chinés dans les brocantes environnantes. Contre toute attente et mon dégoût profond, le caniche nous a accompagné au restaurant. Pire que tout, Fred lui a donné des morceaux de viande. Il va avoir du mal à se réhabituer aux croquettes québécoises celui-là!

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