Toulouse

Nous avons profité de la présentation d’un spectacle d’une troupe de cirque québécoise – Les 7 doigts de la main, pour ne pas les nommer, pour faire une escapade à Toulouse. Grand bien nous pris, parce que les quelques heures passées dans la Ville rose nous ont… enchantées.

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Lors de l’accouchement de ma 3e fille, j’ai claironné, hululé, hurlé Toulouse, écorchant Nougaro au passage, pendant des heures. Mon père y a fait ses études d’ingénieur (et alors, me direz-vous en ayant raison). Des amis de Québec y ont passé une année, d’autres amis de Montréal y ont transféré leurs pénates depuis près de dix ans. J’avais un préjugé très positif pour ce fleuron de l’aérospatiale française.

Mais non ce n’est pas notre voiture, c’est une 2CV Charleston… juste pour frimer.

Deux heures de route plus tard, nous trouvons notre hôtel* et mangeons vietnamien** – aaahhh, un repas qui ne soit pas de cuisine traditionnelle française, notre premier en 6 mois, nous sommes tellement contents – avant de nous rendre à la salle Odyssud de Blagnac. Toute une aventure pour nous y rendre, mais nous étions à l’heure.

Le lendemain, profitant d’un temps maussade et doux, nous sommes partis en promenade. Et grande première, nous n’avions aucune, mais alors aucune idée d’où nous devions aller, ce qui était à voir, où s’arrêter. Rien. Pas de préparatifs, pas de guide, pas de plan, et quelques heures devant nous. Formidable expérience qui laisse aussi d’avancer là où le vent nous mène.

Par le Pont Saint Pierre, nous nous sommes dirigés vers la Place du Capitole, seul et unique point de repère que nous ayons.

Nous avons suivi la rue Taur (piétonne), sommes passés devant l’Église Notre-Dame du Taur, impossible à photographier par manque de recul. Premiers constats, c’est dimanche, mais il y du monde dans les rues. On est au coeur d’une ville multiéthnique. La plupart des maisons sont en brique, et c’est vrai, elle semble rose tellement elle est associée à d’autres teintes ocre, rouge, jaune safran. L’influence des Maures se ressent. Partout des rues étroites s’agrippent pour partir en courbes. Certains bâtiments sont tellement austères – la bibliothèque universitaire ressemble à une prison – qu’ils laissent présumer des chaleurs estivales.

Au bout, on arrive aux pieds de l’étonnante et magnifique Basilique Saint-Sernin. Sauf qu’aujourd’hui, c’est marché. Pas une succession d’étals de fruits et légumes, non un marché comme des Puces, comme celui de Wazemmes (pour les Lillois). Un truc de fous qui grouille comme la Tour de Babel, qui bouge au rythme des familles qui s’y pressent, qui sent la chèvre des cuirs et le mouton des laines, qui fume le kébab. On est au coeur de Marrakech, de Dakar. Il y a des étals de tout, des commerçants professionnels et des gens du coin qui vendent leurs trucs et autres bricoles extraites du grenier. C’est le bordel. Pour nous qui débarquons de notre bout de rang, c’est le dépaysement total. Je ne croyais même plus que ça existe.

À un moment, j’entends de l’orgue. Fred me traite de folle, comme j’entends des voix ces temps-ci, je ne peux pas lui donner tort a priori. Je prends mes petits par la main et nous entrons dans la Basilique… Une envolée d’orgue nous accueille de plein fouet. À peine éloignés du kébab, ça fait contraste. J’ai failli éclater en sanglots tellement l’émotion était puissante. Bon, il faut dire que les lieux ne sont pas mal non plus…. D’ailleurs, autre anecdote, Fred nous attendant devant l’entrée, voit arriver une famille de quatre personnes aux visages de type arabe. Deux jeunes femmes sont voilées. Elles s’arrêtent à sa hauteur, enlèvent leur voile, les rangent dans leur sac et… toute la famille entre en souriant.

Wikipedia nous dit… « c’est un sanctuaire bâti pour abriter les reliques de saint Saturnin évêque de Toulouse, martyrisé en 250. Devenu l’un des plus importants centres de pèlerinage de l’Occident médiéval, elle fut desservie, depuis IXe siècle au plus tard et jusqu’à la Révolution française, par une communauté canoniale. Saint-Sernin est la plus grande église romane conservée en Europe. »

Petit défi pour rire: Que voit-on sur cette photo? La réponse en bas de page…

Rue Albert Lautmann, rue Valade, nous retrouvons devant le Pont Saint Pierre, avant d’emprunter le quai Lucien Lombard et d’arriver sur la charmante Place de la Daurade avec son parc et son église. Le vent souffle très frais bien qu’il ne fasse pas froid et les passants se font rares sur le pont Neuf que nous atteignons rapidement en passant devant l’Hôtel des Beaux-arts.

En remontant la rue de Metz, nous découvrons l’Hôtel d’Assezat et de Clémence Isaure (1555), un immense bâtiment dont la porte ouverte laisse l’accès à une cour intérieure pavée, cernée de balcons couverts (comme au Maroc). Encore un lieu très joli et fort. Ce n’est pas juste beau, il y a une vibration historique qui se ressent, qui est inscrite dans le sol. C’est tellurique mon histoire…

Gavés d’images et d’impressions qui nous happent, nous achevons notre course dans un restaurant indien*** surréaliste. Au fond d’une cave, un père, sa fille… et un écran géant qui dégouline du Bollywood. C’est génial, les enfants sont rivés sur la télé, et nous dégustons tranquille des currys et autres dhals qui nous réveillent nos papilles assoupies.

* Hôtel Nouvel Horizon trouvé sur booking.com, ave. de Grande Bretagne. Devant l’arrêt de tramway Casselardit.

** restaurant vietnamien AOZAI, ave. de Grande Bretagne

*** restaurant indien Tandoori House (quoi d’autre), rue Saint Rome

La réponse à l’énigme : Le petit rond est le sommet du clocher… vu de l’intérieur. Donc je regarde le toit/plafond de la Basilique.

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