une année en Gironde 62 – Luzech

… dans le Lot, 46. Plus de deux heures de route, des paysages époustouflants. Il pleut. Il mouille. La fête à la grenouille et à l’agneau : c’est Pâques. Les oeufs cachés in extremis dimanche matin. Les enfants qui fouillent partout et rigolent en accumulant les preuves chocolatées.

Luzech. Un bled en mélange de briques et pierres perdu à 20 km de Cahors (oui, le vin). Une église toute vieille, un pont restauré, une place, des cafés ouverts même le dimanche. Tout en haut de la colline, près de l’oppidum sur l’Impernal. C’est quoi un oppidum ? Un lieu de refuge chez les Romains. Nous ne sommes pas allés à celui de l’Impernal. Trop de pluie. Une micro route donc, coincée entre le supermarché Casino et le bar du village. Passer entre les deux maisons tient du défi. Je relève en fermant les yeux ! Trois kilomètres de lacets étroits. Comment ont-ils passé le Westfalia ? Pourtant nous retrouvons le véhicule culte quelque part au sommet de la colline, garé derrière une ancienne bergerie. Refuge sobrissime d’un ancien de MSF, la bergerie rénovée sert de gîte aux heureux élus. Une vue imprenable sur les sinueux méandres du Lot. Une vigne. Des arbres. Rien. Ce soir et demain, Charlotte et Grégory nous accueillent. Rencontrés à Montréal chez leur compatriote P. le 21 juillet, date de la fête nationale Belge. Ils sont revenus à Bruxelles pour nous accueillir généreusement dans cet interlude printanier. Je les aime. La générosité de leur accueil. La spontanéité aussi. Tout est simple. Pas de chichis, on pose le sac dans le salon. Le chien dort SUR le sac. Il pleut. La bouette partout. Le ménage ensuite. Une boue collante. De la glaise sûrement, mais rouge. J’ai apporté un repas. Il a préparé le souper : poulet grillé et légumes racines. Un délice. Les bouteilles de vin s’enchaînent. Je les aime aussi pour ça. Les sujets de discussion se multiplient, la vie ici, la vie chez eux. Les parcours, les rencontres. Les verres de vin que l’on sirote. Les enfants chahutent, puis rient, puis pleurent, chahutent encore en rigolant. Ils s’écroulent de bonheur. Pas assez de sommeil. Réveil aux couleurs pascales. Bleu, jaune, rose. Partout des pastel et du chocolat. Nous partons marcher vers Caïx. Aucune idée de la distance. Franchement, je m’en moque. Pas d’Internet, pas de cell., pas de carte. Mettre un pied devant l’autre, raconter des bêtises, porter les petits. Descendre en file indienne, remonter. L’appel du chocolat chaud, ou de la bière c’est selon.

Le décor planté pour les Anglais et autres Hollandais grands amateurs de la région.

Aucun rapport. Je me souviens. À l’aéroport d’Amsterdam, à 8:00 du matin, une majorité d’hommes sont devant une blonde. La bière, pas la dumb. C’est tôt.

À Cahors, nous lavons nos bottes dans les flaques qui deviennent instantanément boueuses.

Passage éclair à Cahors. Aucun intérêt. Sauf un gâteau aux noix et un flan aux oeufs. Nous repartons sans même une bouteille locale. Le pont Valentré. Je ne m’arrête pas pour la photo. Il pleut, j’en ai marre et j’ai froid. Vivement notre refuge et son foyer douillet. Les enfants regardent Nanny McFee 2. Les conversations des adultes se prolongent. C’est dur d’être parents de petits de 2 et 4 ans. Enfin chaque âge suffit sa peine. Reste qu’à deux ans, on découvre que la vie ne tourne pas juste autour de notre nombril. Parfois ça grince… fort. Bienheureux, nous regardons les heures s’écouler. Merci de nous avoir inviter pour partager cette intimité.

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