L’Herbe

Ce n’est pas une faute. Je n’ai pas écrit, promenade dans l’herbe. L’Herbe est un village d’ostréiculteurs à quelques kilomètres du Cap Ferret. Inaccessible l’été. Trop de monde. Délicieux hors-saison, juste avant la fermeture de l’Hôtel de la plage.

On dira ce qu’on voudra, ce lieu est inattendu. Des maisonnettes en bois aux couleurs passées de l’Atlantique, des ruelles si étroites qu’on imagine mal comment sont déménagés les réfrigérateurs, des accès escarpés qui laissent en suspens l’idée d’apporter une grosse épicerie estivale.

Mi-novembre, les bicoques en bord de mer sont fermées. Pas moyen de se faire servir les larges plateaux d’huîtres. Pas de brochettes de crevettes ou de petits pots de pâté de volaille. Pour manger, il faut opter pour la jolie salle de restaurant Chez Magne. Il y a un an, la terrasse était pleine à craquer. Il faisait plus de 25°.

 

Aujourd’hui, dernier jour avant la fermeture hivernale. Du temps des frangines propriétaires, je crois que c’était plus tard. Les habitués se réunissent au comptoir. Les touristes sont disséminés aux tables recouvertes d’une toile cirée vichy rouge. Toute la salle est en bois blond. Des lignes simples, pures. Sans les meubles plus rustiques, on se croirait dans un magazine design. La lumière illumine jusqu’aux recoins du bar.

Nous prenons une soupe de poissons, des encornets grillés, des tartares de saumon. Mon anniversaire approche. Ma fille chuchote à l’oreille de la serveuse. La bouteille de Graves blanc se termine quand arrivent des profiteroles dégoulinantes de chocolat noir. Une bougie flamboie et pétille. J’ai la larme à l’oeil.

Promenade dans les ruelles, sur la plage. Les cabanes sont fermées. 20 m2 parfois vendus autour du million. Une folie. Mieux vaut traîner sur la plage, côté Bassin, celui d’Arcachon bien sûr. Pas le bassin parisien, quoique, si on y pense…

Après, on laisse L’Herbe, on traverse la route. De l’autre côté, c’est l’océan. Du vent, des vagues : toutes les couleurs parlent de froid. Ici, c’est l’hiver dans sa pureté. Magnifique. Attirant, répulsif. Toutes les températures s’apprivoisent quand le ciel est limpide.

Nana, Fred t’a imitée. Il filmait l’écume, la suivait, courait après. Il n’a pas vu la vague venant lui lécher les chaussures ! Bon, tu as gagné haut le genou, ne t’inquiète pas.

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