toutes les occasions sont bonnes

Je n’achète pratiquement plus rien de neuf, les vêtements en particulier. Plus envie. Une question de moyens à la base. Un écoeurement aussi, de la surenchère des prix malgré une égale qualité de fabrication chinoise, de la surconsommation et du gaspillage permanent.

À la base, je n’ai jamais été trop branchée fringues; plus je vieillis, pire c’est. Je m’en moque. Par contre, j’aime les tissus de qualité. Quand on découvre le froissement de la soie sur la peau, c’est dur de s’en passer. Oui oui, dit comme ça, ça sonne ultra snob; J’ajoute toutefois que mon dernier cachemire m’a coûté moins de 4 euros. J’estime que je ne ruine pas la famille.

Quand l’occasion se présente, je frippe, mais je manque de patience. Un vrai frein dans une friperie. La loi étant de prendre son temps, de fouiller partout pour dénicher LA bonne affaire. Depuis peu, je fréquente les Easy Cash (genre de pawn shop français, tout ce qu’il y a de plus officiels) : nos 3 vélos en viennent, la cafetière espresso aussi, une paire de Ray Ban Aviator. Dernier lieu : ebay. Là encore, je ratisse large, les équipements de ski des enfants, mes Levi’s, quelques montres Swatch.

Au Québec, nous avons entièrement meublé un chalet en usagé en magasinant sur kijiji.ca et lespac.com (petites annonces classées). J’ai aussi souvent traîné au tel quel d’Ikea. Quand on a 18 couchages à dégoter, ça vaut le coup. Une fois en France, je remets ça. leboncoin.fr est ma nouvelle bible d’achats d’occasion. Du lave-vaisselle aux poules en passant par les voitures ou les maisons, quand même.

À Montréal, Mariouche Gagné l’a bien compris en créant Harricana. Tant qu’à mettre à la poubelle de vieux manteaux en fourrure, autant les réutiliser en gants, toque/tuque et autres manchons. Personnellement, je fréquentais les magasins d’économie sociale, jolie appellation pour les Emmaus, Armée du salut et autre Renaissance; des associations sans but lucratif, qui récupèrent tout ce qu’on leur donne pour le revendre à moindre coût. En prime, la plupart embauche afin de contribuer à la réinsertion d’immigrants ou de personnes en grande difficulté. J’ai bien essayé ici à Bordeaux où une première boutique Le Relais a ouvert dans le quartier Saint-Michel. C’est encore tout petit, mais avec plein de clientes comme moi, ça va finir par grandir. Chouette.

Donner au lieu de jeter, et acheter d’occasion sont des formes de recyclage naturel qui me plaisent. Après, loin de moi le dogme. Moi aussi j’ai mes contradictions. J’assume.

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Des références en France

La photo a été prise au Vietnam par Nancy Premont, et apparaît sur son blog de voyage.

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