côté coeur

Deux livres amoureux : l’un, bon, l’autre moins. Mes dernières lectures sourire.

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Le Mec de la tombe d’à côté, aussi Suédois qu’inattendu et décalé – quel titre, non ?

Désirée, la bibliothécaire, a perdu son mari. Chaque midi, elle se recueille sur sa tombe, et sur son quotidien bien terne. Chaque midi, un homme format bûcheron, dégageant une drôle d’odeur, fleurit celle de sa mère. Les deux se toisent et se détestent spontanément tant leurs différences paraissent absolues. Jusqu’à un sourire mal interprêté qui déclenchera une formidable histoire d’amour à deux voix.

Un homme Noir et une femme Blanche (ou l’inverse), s’accorderaient-il mieux, que cette intellectuelle inanimée et cet agriculteur paysan à l’exubérante vitalité ? Les couples mixtes ne sont pas toujours ceux qu’on pense !

Cette réflexion sur le choc des cultures est charmante, rafraîchissante, débridée, drôle, très bien écrite (traduit ?). Quelques heures de plaisir littéraire à déguster.

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L’elixir d’amour. Éric Emmanuel Schmitt, loin de son talent.

 

Depuis Le Monde selon Pilates, j’aime l’auteur. Mais là… Quelle déception. J’ai lu ce dernier roman en moins de deux heures dans l’avion qui m’amenait à Montréal. Et justement, l’histoire s’y termine.

Amants passionnés et fusionnels à Paris, Adam et Louise se séparent. Elle s’enfuit au Québec, fatiguée des maîtresses de monsieur. Maintenant, leur relation évolue au rythme de l’échange virtuel de courriels qu’ils s’adressent. Lui croit que son métier de psychanalyste lui permet de faire tomber toutes les femmes à ses pieds et dans son lit. Elle refuse cette explication. S’en suivra la quête commune d’un élixir d’amour…

L’ensemble est une succession de clichés désolants sur l’amour, les relations entre les femmes et les hommes; un brin machiste, complètement condescendant. Rien de rassurant sur le vieillissement du mâle Français. Quant à la vision simpliste des Québécoises et de Montréal…

Après Il faut beaucoup aimer les hommes de Marie Darrieussecq qui m’a crispée de sa bêtise, de la première à la dernière page, plus rien ne m’étonne des auteurs « élite » parisiens. Dommage.

 

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