les femmes sont l’avenir de l’homme

« A dire vrai, je ne sais pas ce qui m’a pris ce jour de janvier 2012 devant mon poste de télévision face à la détresse des femmes qui perdaient leur emploi. L’émotion, certainement : car comment rester insensible ? Aussi, l’envie de relever la tête et de refuser le fatalisme. »

Ainsi sont nées les Atelières, une association fondée par Muriel Pernin (ex. journaliste, passionnément communicatrice, et nouvellement chef d’entreprise, donc) pour sauver les ouvrières de Lejaby fraîchement mises à pied. L’objectif – qui sous-entend toute cette incroyable aventure – est simple : préserver les savoir-faire liés à l’industrie du textile et de l’habillement, et les maintenir vivants en France. 

Des coups de téléphones, une conviction qui ne s’encombre pas de rabat-joie, des alliés qui y croient, un propriétaire qui met le pied à l’étrier, et ainsi s’amorce la (re)-naissance d’un atelier de façonnage haute-couture lingerie et bain, 100% français donc, qui fonctionne sur un mode de gestion coopérative d’intérêt collectif : la stratégie et les décisions sont prises en commun, la fourchette de salaires ne dépasse pas un ratio de 1 à 4. Mais les Atelières n’existeraient pas sans la participation du public qui, à ce jour, a contribué à 80 000 euros des 150 000 nécessaires au démarrage de l’usine. 10 euros à la fois. C’est pas beau ça ?

Un espoir pour des familles, un exemple pour toute une région et l’industrie en général. Un espoir né de l’audace, de la motivation, de la pugnacité d’une poignées de femmes – Muriel Pernin, mais aussi Nicole Mendez et Agnès Bouchacourt entre autres – qui ont refusé de se laisser abattre par les lois du grand capitalisme, et qui ont trouvé des solutions à leur mesure. Respect.

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Pour apporter votre soutien aux Atelières, cliquez l’accès direct de leur page Facebook . Un don de dix euros suffit.

Née dans les années 30 aux pieds des Alpes, Lejaby a vendu des sous-vêtements à toutes les Françaises pendant des décennies, au point d’être il n’y a pas si longtemps, 2e producteur national après Chantelle. Au tournant du siècle, les huit usines tournaient à plein régime et comptaient un millier d’employés. Mais en 2010, les beaux jours sont derrière : moins de 10% des produits sont encore fabriqués en France. Un an plus tard, l’entreprise fleuron d’un savoir-faire de qualité, est placé en redressement judiciaire, avant d’être racheté par Alain Prost (un homonyme du pilote).

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